Les Pas de l’eau / Marie A. Côté et Ziya Tabassian / Installation

2006OKb

Date: du 18 janvier 2018 au 18 janvier 2018

Marie A. Côté, céramiste/sculpteure
Ziya Tabassian, percussionniste/compositeur

Avec l’installation sonore et visuelle Les Pas de l’Eau, Marie A. Côté et Ziya Tabassian proposent une médiation sensible et concertante autour du poème éponyme de l’Iranien Sohräb Sepehri.
Nous traverserons également « Les Courants », exposition de Marie A. Côté, et on découvrira son univers avec le documentaire Chante ma passion de Medhi Benboubakeur (1ère mondiale).

Le projet Les pas de l’eau, d’après un poème du peintre et poète iranien Sohrâb Sepehrî, tient à la fois de l’installation, de la musique et de la performance. Difficile de dissocier chacun des éléments puisque l’un et l’autre en dessinent les contours et en forment le centre. Ce projet a permis de mettre en relation plusieurs concepts : la tradition et la modernité, le centre et la dispersion, l’espace visuel et l’espace sonore.

Les œuvres plastiques sont toutes faites de porcelaine. Elles prennent la forme de «flaques d’eau» éparpillées au sol, dans aucun ordre particulier et d’un groupement de pots et d’instruments pêle-mêle intitulé L’oasis. D’une part, la dispersion des flaques maintient le regard du spectateur dans un mouvement de va-et-vient continuel et d’autre part, L’oasis concentre et ressert les formes, les textures et les couleurs autour de lui-même. Ces deux pôles donnent à l’œuvre une dynamique complémentaire à la musique. Mais plus encore Les pas de l’eau engage le musicien dans une sorte de performance à l’intérieur de l’œuvre. Il n’y a pas de début ou de fin, mais un temps indéterminé et une manière de transformer en intensité la couleur des sons et la voix des formes. Ce projet engage aussi le spectateur dans une action concrète : celle de passer. Ce verbe prend plusieurs significations. Ce peut être se déplacer d’un mouvement continu par rapport à des points fixes, en l’occurrence marcher au travers des petites flaques; ce peut être aussi se manifester un instant, ce qui voudrait dire découvrir et entendre au gré de sa marche, la musique. Mais jamais dans les deux cas, les significations de l’œuvre ne se fixeront, car nos pensées, tout comme l’eau lorsqu’elle est en mouvement, ne se laissent saisir sans résistance.